Nourrir le cœur pour faire rougir les tomates – partie 1

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Nous vous proposons une série d’articles sur la prise de conscience en tant que consommateurs, proposés par notre chère amapienne Maria.
Bonne lecture !
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Partie 1 – l’ordre des valeurs nous fait une différence

Comment se fait-il que, malgré nos bonnes intentions , nous ayons détruit un ensemble de choses auxquelles nous n’étions pas prêts à renoncer : le bien être de tous les vivants, de la nature et de la planète ?
Chaque personne, à chaque instant, par rapport à ses valeurs, veut bien faire. Bien évidemment, nous partageons tous les mêmes valeurs humaines, mais nous ne les rangeons pas dans le même ordre de priorité. Nous adhérons par exemple tous aux valeurs  de responsabilité, d’honnêteté, d’altruisme, de générosité,… Mais pour l’un l’honnêteté est la valeur première, et pour l’autre elle est la 400ème dans sa liste de valeurs. Ce qui fait que nous sommes tous différents et que personne ne vaut plus ou moins qu’un autre. Nos attentes et nos jugements sont déterminés par l’ordre dans lequel nous rangeons les valeurs auxquelles nous croyons. Cet ordre a une influence sur notre vie de tous les jours : sur les décisions que nous prenons au quotidien, sur ce que nous achetons, où nous achetons, comment nous achetons.

Comment se fait-il que l’ordre de nos valeurs ait changé ? Comment se fait-il que le confort, qui ne figurait pas parmi nos premières priorités, ou l’argent, ou l’apparence soient venus en haut de la liste, à la place de la responsabilité, de l’honnêteté, de l’altruisme et de la générosité ?
C’est exactement cela que nous devons changer pour améliorer le bien-être de tous les vivants de notre planète, y compris nous-mêmes. Pour que nous puissions trouver en hiver des jolies tomates le moins cher possible, on fait venir les tomates de loin (transport et énergies fossiles), on utilise des produits chimiques pour que la tomate soit plus belle, on exploite la terre au maximum sans la respecter, et on fait travailler les agriculteurs ou les transporteurs dans les pires conditions pour réduire les frais ; tout ça au détriment du goût de la tomate, de son parfum, de sa texture, on pollue l’eau de la planète, les légumes transportés sur de longues distances perdent leur fraîcheur et donc leur énergie vitale… Au résultat, les consommateurs sont malades, stressés, fatigués et vulnérables. Comme dit l’adage : dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es.
Nous avons besoin de nous adapter au rythme de la nature. La terre tourne autour du soleil en créant le rythme régulier des saisons, des jours et des nuits. Nous ne pouvons rien y changer, nous devons nous adapter. Une adaptation intelligente (émotionnelle) et dans le bon sens avec un seul objectif : le bien-être de tous. Gagnant/gagnant.
Nous nous croyons tout-puissants, nous nous prenons pour des savants qui savent pourquoi et comment, nous prenons nos fantasmes pour la réalité et nous faisons comme si.
Nous croyons que si nous cherchons à savoir ou si nous cherchons les positions qui nous permettent de prendre les décisions pour les autres, nous aurons le pouvoir. Les politiciens et les scientifiques essaient de nous convaincre sans preuve valable et durable avec leur discours imaginé (construit avec une intelligence logique). Ni le scientifique ni le politicien ne savent ce qui est bon pour moi. Et je me trompe moi-même si je crois que j’ai le pouvoir de changer les choses en choisissant un politicien ou en acceptant le discours d’un scientifique.
Arrêtons de chercher le pouvoir à tout prix, en espérant changer quoi que ce soit. Regardons comment nous pouvons nous adapter au mieux. Acceptons la situation. Cherchons l’harmonie : l’harmonie intérieure, l’harmonie extérieure et l’harmonie de l’interaction entre les deux.
L’harmonie de notre être consiste à combler nos vrais besoins physiques, mentaux, émotionnels , malgré ce qui nous est dicté par l’autorité économique, politique, intellectuelle d’un petit groupe .
Pour assurer l’harmonie dans nos rapports avec la nature, nous devons la respec telle qu’elle est, sans vouloir la changer, avec ses rythmes, sans vouloir les changer, avec ses êtres vivants, sans vouloir les changer, avec ses diversités, sans vouloir les changer, avec son évolution naturelle, sans vouloir la changer.
La nature est là, elle bouge, elle change en suivant ses propres lois. A chaque fois que nous allons à l’encontre de ces lois, notre acte nous revient dans la figure comme un ballon que nous lançons contre un mur.
Pour l’harmonie entre moi et la nature nous avons besoin de passer des compromis avec la nature.
Il faut donner pour prendre. Une interaction juste au bénéfice des deux parties. Jusque-là nous prenions avec snobisme , comme si c’était dû sans contrepartie. Et pourtant nos ancêtres ne vivaient pas ainsi, ils respectaient la terre qui les nourrissait, ils respectaient les forêts , ils coupaient uniquement les arbres dont ils avaient besoin, ils chassaient et ils pêchaient uniquement les animaux dont ils avaient besoin, et ils en utilisaient toutes les parties sans gaspillage.
Nous refusons tout compromis. Il faut que les autres s’adaptent à nous, parce que nous sommes géniaux, intelligents (au niveau logique), et donc les autres êtres ne comptent guère. Et même si aujourd’hui nous n’arrivons plus à continuer comme avant, nous n’allons pas pour autant changer le modèle de notre fantasme : non, nous continuons avec obstination, nous continuons à perdre au niveau corporel, émotionnel, et nous sommes fiers d’avoir une activité obsessionnelle de notre cerveau gauche, siège de la pensée logique, abstraite. C’est toujours la faute de l’autre et nous voulons à tout prix tout changer, sans nous changer nous-mêmes.
Ça me rappelle mes patients qui viennent à mon cabinet de psychothérapie, car ils sont malheureux, ils ont des problèmes, avec leur conjoint(e), ou au travail ou avec leurs enfants ou leurs amis ou avec eux-mêmes. Et ils viennent me voir parce qu’il ne peuvent plus supporter cette situation. Il veulent du changement, mais le seul qu’ils n’ont pas prévu et qu’ils ne souhaitent pas, c’est de changer eux mêmes. Ils veulent changer tout le monde, sauf eux-mêmes. Le seul changement qu’ils acceptent chez eux, c’est de s’anesthésier par les médicaments.
Ce n’est pas en changeant la molécule, ou en modifiant aujourd’hui les gènes des plantes ou demain ceux des animaux et après demain ceux des humains que nous parviendrons à être heureux et équilibrés. Nous avons effectivement besoin de changement, mais c’est nous-mêmes qui devons changer et nous devons le faire maintenant : nous devons changer nos attentes et nos jugements.
Nous sommes tous dans le même bateau.
Ceux qui ne voient pas encore l’eau sous leurs pieds et se trouvent en haut et au sec, se comparent à ceux qui écopent et tout contents se disent : « Heureusement que les trous ne sont pas de notre côté ! »
Nous sommes tous livrés à la mer de l’univers et nous ne savons pas ce qui nous attend, mais nous savons très bien que nous ne nous sommes pas occupé correctement du vaisseau terre. Beaucoup n’en ont toujours pas conscience, et croient que les problèmes se trouvent ailleurs ! Nous avons besoin de nous aider mutuellement pour faire passer l’orage en attendant l’harmonie. Notre bien-être est cautionné par le bien-être de tous. Alors mettons-nous les uns à la place des autres, et faisons exactement ce qu’on voudrait qu’on nous fasse.
Au lieu d’empêcher ceux qui ont les pieds dans l’eau de venir de notre côté, prenons le seau et vidons le bateau tous ensemble. Réparons-le ensemble !
Revoyons les conjugaisons correctement :
Commencer par ‘Je’, c’est très bien, c’est naturel et ça ne pose pas de problème. C’est oublier le reste : ‘tu’, ‘il/elle’, ‘nous’, ‘vous’ et ‘ils’ qui est un problème majeur. Commençons par ‘je’, mais faisons en sorte que les autres aient les mêmes bénéfices. Reprenons : je conjugue une fois ‘je’, je satisfais mes besoins, et ensuite je multiplie mes efforts ( 5 fois) pour satisfaire les besoins des autres. C’est-à-dire je continue par ‘tu’ qui es proche de moi, mais pas au détriment d »il’ ou ‘elle’. ‘Il’ n’est pas là mais je pense à lui . ‘Je’ et ‘tu’, nous ne devenons pas ‘nous’ sans ‘il’ ou ‘elle’, on reste singulier. On dit nous quand il y a déjà ‘je’, ‘tu’, ‘il’ ou ‘elle’ et ainsi nous passons au pluriel. Nous devenons ensuite ‘nous’. C’est uniquement à ce moment là que ‘nous’ pouvons aider ‘vous’ , et c’est ainsi qu’on passe à ‘ils’. À ce moment-là et uniquement à ce moment-là on peut reconduire à nouveau ‘je’ et on recommence. C’est ainsi que je commence par je et nous faisons le bien être de tout le monde.
Passons aux verbes.
Pensons aux trois temps du verbe : présent, passé et futur. Il faut chercher ce qui dans mon passé fait qu’aujourd’hui j’ai peur pour mon futur. En ce moment, dans le présent, je m’applique à réparer le passé. Et je le fais tout de suite, pour pouvoir conjuguer mon futur tranquillement.
Réfléchissons tous ensemble à une solution. Nous sommes dans un bateau avarié. Ce constat en aucun cas n’est déprimant, c’est juste alarmant. Faisons tous ensemble quelque chose pour réparer notre bateau ; et apprenons à l’entretenir régulièrement comme de vrais marins. Nous n’allons pas trouver la solution si nous ne résolvons pas les problèmes de chaque individu. Que ce soit sur le plan de l’environnement, de la politique, de la santé physique ou psychologique, du social, de la communication,…
Mais aujourd’hui dans une ambiance où tout le monde semble incompris par l’autre comment peut-on dire : ‘ tous ensemble’ ?
En fait, c’est très facile ! En réveillant nos sens, pas uniquement nos sens visuel, auditif, olfactif, kinesthésique, gustatif… mais aussi notre bon sens.
Je réveille mes sens à chaque instant, je reste responsable à chaque instant, pas uniquement quand j’ai la casquette de parent, d’employé, d’enfant, de civil.
Enlevons nos casquettes, et devenons les humains que nous sommes, à chaque instant.
Acceptons que nous sommes différents des autres, que les autres aussi sont différents de nous. Refusons de céder au lavage de cerveau qui veut nous faire croire qu’il y a du bien et du mal dans nos différences. Il n’y a pas le mal et le bien. Il y a juste des différences. Nous sommes des êtres imparfaits. Acceptons-le et partons de là. Nous sommes imparfaits, mais pas mauvais. Nous sommes tous différents. Chacun de nous porte un ensemble de qualités différentes d’un autre. Il n’y a pas un seul être humain sans qualité ni valeurs. Nous avons tous des qualités que nous avons choisies par rapport aux valeurs auxquelles nous adhérons. Arrêtons de croire que nous avons des défauts ! Nous n’avons tout simplement pas toutes les qualités. Mais nous avons des qualités. Focalisons-nous sur nos qualités et utilisons-les pour apporter quelque chose de plus à l’humanité. Faisons la paix avec nous-mêmes, qui ne sommes pas parfaits, et avec les autres, qui ne sont pas parfaits non plus. Chacun fait de son mieux, selon les possibilités qui lui sont ouvertes à ce moment-là. Nous avons tous besoin les uns des autres pour nous compléter.
Malgré ces différences, nous restons tous des êtres humains.
On peut accepter la différence non pas avec un œil critique, mais sous le prisme de la complémentarité. Le regard critique consiste à croire que toute ma vie j’ai essayé d’être quelqu’un de bien, et que si l’autre ne me ressemble pas, il doit donc être dans le mal. Mais nous sommes différents ; l’autre porte quelque chose que moi je n’ai pas pu apporter.
Chacun avec ses histoires de vie, ses gènes, ses environnements, nous avons choisi une hiérarchie dans nos valeurs. Encore une fois, nous adhérons tous aux valeurs humaines mais pas selon la même échelle de priorités. Parmi nos valeurs, il n’y en a aucune qui soit plus importante ou plus noble en soi, mais en réalité chacun définit cette priorité par rapport à son histoire de vie .
Dans l’absolu, le travail, la famille, la tolérance, l’autonomie, la propreté, l’honnêteté, le respect, la liberté… sont pour tous des valeurs nobles et importantes, indispensables… mais nous ne les rangeons pas dans le même ordre.
Ce rangement ne vient pas des valeurs elles-mêmes, il vient de notre histoire de vie, puisque nos gènes sont différents, nos environnements sont différents et nos histoires de vie sont différentes. Nous sommes tous constitués de 22 acides aminés protéinogènes, mais sauf exception il n’y a pas deux personnes qui se ressemblent. L’ordre dans lequel ces acides sont combinés fait que nous sommes dotés d’une constitution physique, mentale et émotionnelle différente.
C’est la même chose pour les valeurs. Au maximum, nous avons 400 valeurs différentes, mais nous sommes 6 milliards de personnes à ranger ces valeurs communes selon un ordre de priorité différent.
Acceptons que nous sommes tous venus au monde de la même manière, que nous partageons la même terre, que notre corps disparaîtra de la même manière et que nous cherchons tous la même chose, au-delà de la simple satisfaction de nos besoins journaliers. Nous cherchons tous la même chose sous diverses appellations : Dieu, le nirvana, le petit objet a, la reconnaissance, plaisir, la perfection, l’Amour ….
Si nous voulons recevoir les ondes des informations de la télévision, il nous faut un appareil capable d’entrer en résonance avec cette fréquence particulière. Autrement, les ondes sont là, mais nous ne recevons pas les informations. Ouvrons notre coeur à cette fréquence, envoyons nous-mêmes cette fréquence , ainsi nous pourrons aussi la recevoir. Réglons-nous sur la fréquence de l’amour.
C’est très paradoxal, mais tous les gens qui ont trouvé le disent : pour recevoir, il faut d’abord donner. Donnons autant que nous voulons recevoir.
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